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06 Sep
06Sep

Je travaille au violon depuis quelques temps pour une vidéo que je mettrai sur la page d'accueil du site.

Comme en Feldenkrais, préparer un programme de violon, c'est

comprendre l'instruction à partir de la partition,
l'exécuter,
noter comment on le fait,
imaginer comment changer et améliorer,
répéter différemment,
s'approprier une manière de faire,
savoir qu'on peut toujours faire mieux : plus beau, plus fluide, plus confortable, plus construit,
et tendre de plus en plus vers un idéal d'interprétation à la fois juste et personnelle.


On travaille un passage, puis le suivant, et quand ils sont intégrés on les relie entre eux en cherchant des transitions fluides et logiques.

C'est comme passer de allongé sur le dos à assis, ou de assis à debout, puis de allongé sur le dos à debout en passant par la position assise dans un seul mouvement.

D'ailleurs en musique, on appelle « mouvements » les parties d'un concerto, d'une symphonie, d'une suite, etc. Inspirons-nous du mouvement idéal en Feldenkrais pour nourrir notre interprétation musicale et rendre les morceaux complets aussi fluides et naturels que des mouvements de vie bien organisés !


Sur cette vidéo, c'est le caprice n°11 de Paganini dans ma version de ce matin. Me filmer me permet de me rendre compte qu'à force de pratiquer le Feldenkrais, mon impression dans l'instant et la réalité de ce que j'ai joué coïncident presque parfaitement. Concrètement : je fais ce que je crois faire !1 Je peux aussi y observer les timings, les passages plus ou moins fluides, agréables, construits, intéressants, organisés ou intégrés, et les mouvements parasites, et cela m'aide à en imaginer plus clairement une version améliorée.

1« Si tu sais ce que tu fais, tu peux faire ce que tu veux. » Moshe Feldenkrais

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